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Tome premier.
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taux n’ont jamais pénétré en Italie , et que les motsdont il s’agit n’existaient pas dans les anciens dia-lectes italiens . Or, je crois qu’il est impossible d’é-tablir ces deux propositions négatives. Au reste,même en admettant tout cela, je ne sais quelle in-fluence les nations germaniques auraient pu exercersur les progrès de la littérature dans la péninsule, endonnant aux Italiens un vocabulaire dont les mots lesplus significatifs se rapportent à la guerre et au sys-tème féodal. Les Allemands qui voyagaient alors n’é-taient ni des Niebuhr ni des Humboldt . Il serait mal-heureusement possible que schlag devint un jourun mot italien ; mais les érudits de Vienne des sièclesfuturs auraient grand tort, s’ils voulaient conclurede ce mot, et de quelques autres mots semblablesqui pourraient s’introduire dans la langue italienne,que les Autrichiens eussent contribué au dix-neu-vième siècle à répandre les lumières en Italie . — Unmot qui, dans presque toutes les langues de l’Europe ,a une origine commune, et qui est sorti d’Italie avecl’idée qu’il exprime , est le mot qui indique l’actiond’écrire ( scribere ) ; et il en vaut à lui seul biend’autres.

Les Grecs, les Arabes , les Provençaux, sont par-venus tour-à-tour à rendre leur langue populaire enItalie . Ce fait est attesté par un grand nombre de mo-numens divers. Mais on voit Théodoric écrivant seslettres en latin, et les rois lombards dictant en latinleurs capitulaires; et l’on cherche en vain des traces del’influence germanique dans les lettres, les sciencesou les arts des Italiens au moyen âge.