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croit, Jean Philoponus a été l’élève d’Ammonius aucinquième siècle, il ne pouvait pas , en 642, deman-der à Amrou la conservation des bibliothèques d’A-lexandrie . Enfin , l’évêque Abul-Farage s’était déjàmontré trop disposé à parler d’incendies de livres, dansson récit des manuscrits d’Archimède brûlés par lesRomains. La question en était restée là , lorsque M. deSaeya rajeuni ce problème historique, en entrant danslaliceavec son immense érudition. Il a réuni plusieurspassages d’Abd-allatif, de Makrizi, d’Hadji-Khalfa,de Douletschah , qui paraissent confirmer le récitd’Abul-Farage. Mais, nonobstant notre vénérationpour ce patriarche de la philologie orientale , nousnous permettrons de faire remarquer qu’Abd-allatif etMakrizi ont écrit trop long-temps après la prise d’A-lexandrie , pour qu’on puisse leur accorder beaucoupde confiance, et que de plus le récit d’Abd-allatif a tout-à-fait l’air d'un conte populaire , surtout lorsqu’on yvoit Aristote enseignant la philosophie à Alexandrie ,où il n’alla jamais ( Abd-allatif , relation de lEgypte,p. i 83 ). D’autre part, l’autorité d’Ibn - Kaldoun,rapportée par Hadji-Khalfa, et le passage de Dou-letschah ( Abd-allatif relation de l’Egypte , p. 242 ,243, 528) combattent le récit d’Abul-Farage, puis-qu’ils transportent en Perse l’incendie delà bibliothè-que et même le dilemme d’Omar. Il est sans douteprobable que sous les califes Ommiades , les Arabes ,dans leurs premières conquêtes, aient brûlé par fana-tisme quelques livres; c’est ce qu’avaient fait et ceque continuèrent à faire, long-temps après, les chré-tiens. Mais il y a loin de quelques livres de magie, ou