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Tome premier.
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d’un roman , brûles par un émir fanatique (Abd-allatiJ ,relation de lEgypte , p. 528), à une destruction systé-matique telle qu’on la suppose communément. Onretrouve cette tradition, sous différentes formes, chezbeaucoup d’autres peuples, et elle sert toujours à ex-primer la haine des vaincus contre des vainqueursmoins policés. Mais si la perte d’un très grand nom-bre de classiques latins a pu donner quelque poidsà l’accusation, lancée par Jean de Salisbury et pard’autres écrivains contre saint Gi’égoire, d’avoirbrûlé les chefs - d’œuvre de la littérature païenne( Joannis Saresberiensis , policraticus , p. io 4 et 55 y. —f^ossius , de historicis lalinis, p. 768), les Arabes ,qui ont au contraire préservé la plus grande partiedes ouvrages grecs que nous possédons , devraientêtre absous entièrement de l’accusation portée con-tre eux. Dans l’histoire de l’école alexandrine, 011a l’habitude de s’arrêter à la prise de cette ville parAmrou ( Matter , essai historique sur l'école d'Alexan-drie, Paris , 1820, 2 vol. in-8, tom. II, p. 3 o 8 etsuiv.); mais il serait très important défaire l’histoirede l’école arabo - alexandrine , qui a eu tant d’in-fluence sur la renaissance des sciences en Occident ( Beniaminis, a Tudela , itinerarium , p. 121. — Bas-nage, histoire des Juifs , tom. XIII, p. 272).