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Parmi les instrumens que les Arabes avaient per-fectionnés le plus , on doit citer spécialement leshorloges mécaniques, dont plusieurs savans célèbress’étairnt occupés en Orient ( Golius , nolæ ad Alfraga-num, p* 2), et qui furent apportées en Europe dutemps de Charlemagne. Benjamin de Tudela ( Itine -rarium, p. 55 ) a décrit la grande horloge de Damas,mais on avait supposé qu’il y avait beaucoup d’exagé-ration dans sa description. Maintenant on possède ladescription qu’Ebn-Djobeir a donnée de cette horloge :nous la reproduisons ici pour montrer combien lesArabes avaient perfectionné ces instrumens ( Aid ai-latif, relation de l’Egypte , p. 577 et 578 ). « Quandon sort de Bab-Djiroun, on voit à droite, dans lamuraille de la galerie que l'on a en face de soi, unesorte de salle ronde en forme de grande voûte, danslaquelle il y a deux disques de cuivre percés de petitesportes, dont le nombre est égal à celui des heure sdu jour, et deux poids de cuivre tombent du bec dedeux éperviers de cuivre (dans deux tasses) qui sontpercées. Vous voyez les deux éperviers étendre leurcou, avec les poids, vers les deux tasses, et jeter lespoids avec promptitude : cela se fait d’une manièresi merveilleuse, qu’on croirait que c’est de la magie.Quand les poids tombent, on en entend le bruit;, puis