( 2 1.6 )
manière assez détaillée , se retrouve dans YAdjàib-Alboldan de Kazwini, qui existe en manuscrit dansla bibliothèque du roi (MSN. arabes , n° 19, p. 89). Plusrécemment Schott (Magia universalis, Bamb., 1677 ,in- 4 , p. 443 ), Kircber (Ars magna lucis et umbrœ,Amstelod. 1671 , in-fol., p. 790) , Montfaucon ( Mé-moires de l’académie des inscript, et bell.-lett., t. VI,p. 575), et Buffon ( Histoire naturelle, supplément,édit, orig. in-4, tom. I, p. 478-483) en ont parlé,et d’Herbelot a réuni divers passages relatifs à l’Aïnch-Iskanderi dans sa Bibliothèque orientale , à l’articleMenar. Plus récemment encore, Langlès (dans ses notesau Voyage de Norden, Paris . 1795-98, 3 vol. in- 4 ,tom. III, p. i 63 -i 66 ), et M. Reinaud ( Monumensarabes du cabinet du duc de Blacas, Paris , 1828, 2 vol.in-8, tom. II, p.' n8), se sont occupés du mêmesujet; mais ces écrivains ij’ontvu, en général, dansce talisman, qu’une fable digne des Mille et uneNuits . Maintenant, un document original, que nousavons découvert dans la correspondance de Boulliau ,paraît démontrer que plusieurs siècles avant Newton etZucchi connaissaient une espèce de télescope à ré-flexion dont ils se servaient pour voir les vaisseauxde loin. Ce document est une lettre inédite de Bu-rattini (auteur de la Mesure universelle et mécanicientrès habile), écrite en 1672, et adressée par lui àBoulliau. Burattini, répondant à l’astronome français ,qui venait de lui annoncer la découverte du télescopeà réflexion de Newton, lui dit qu’il existait à Raguse ,sur une tour, un instrument du même genre , à l’aideduquel les babitans de cette ville voyaient les vais-