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seaux à la distance de 25 à 3 o milles, et qu’il y avaitun gardien (î) de cet instrument, dont on attri-buait la construction à Archimède. Ce fait, attesté parplusieurs personnes (entre autres parGisgoni, premiermédecin de l’impératrice Eléonore), à Burattini, et àPaul del Buono, membre de l’Académie del Cimento,prouve, à notre avis, d’une manière incontestable, l’an-cienne existence d’instrumens destinés à rapprocher lesobjets. On sait qu’il y a plusieurs traditions romanesquesdistinctes sur la vie d’Alexandre : les traditions orien-tales parlent du miroir, mais les traditions grecqueset latines n’en parlent pas. ( Historia AlexandriMagni,MSS. latins de la bibl. du roi. , n° 85 oi, in- 4 , cap. 17.—Julii Valerii , res gestæ Alexandri Magni , Mediol.1817, in-8 , p. 33 — Itinerariurn Alexandri Magni ,Mediol. 1817, in-8, p. 3 o.— Strabo , rer. geog . ,p. ii 4 °> lit»- XVII). Cela nous paraît démontrer quele miroir d’Alexandre était oriental et de beaucouppostérieur au siècle de ce conquérant. Des recherchesqu’un de nos amis a eu la bonté de faire faire à Raguse ne nous ont rien appris sur le sort de ce précieux in-strument. Voici la lettre de Burattini, dont l’originalse conserve à la bibliothèque du roi ( Correspondancede Boulliau, tom. XXVI, supplément français ,n” 987) , et que nous reproduisons avec la traduction.
(1) Burattini dit même que l’on avait créé un magistrat chargé deveiller à la conservation de cet instrument.