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Tome premier.
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ment du douzième siècle les Chinois connaissaientla déclinaison de l’aiguille aimantée ( Klaproth , lettresur üinvention de la boussole, p. 68), déclinaisonqui n’a été connue que long-temps après en Europe .Dans le volume suivant, nous aurons l’occasion derevenir sur ce point, et nous discuterons les droitsque le prétendu Adsigerius (t) et Colomb peu-vent avoir parmi nous à cette découverte. M. Kla-proth pense que les mots italiens bussola (bous-sole ) et bossolo ( boîte ) sont deux mots entière-ment distincts ; et il fait dériver bussola du mot arabemouassala (dard, flèche) ( K laproth , lettre sur l’in-

(r) Nous disons le prétendu Adsigerius, parce qu’il nous semble queVEpistola Pétri Adsigerii in signationibus ttaiuræ magnetis, qui seIrouve indiquée dans le catalogue des manuscrits de la bibliothèque deLeyden (Calalogus bibl. publicce univers. Lugd.-Datav., p. 365),et qui a été si souvent citée par les physiciens modernes, n’est pas dutant à'Adsigerius. En effet, dans le manuscrit intitule Gcomcîria de labibliothèque du roi ( MSS. latins, n° 7378 A, in- 4 0 , f. 67 ), il y aun petit traité qui a pour titre Epistola Pétri Peregrini de Maricourtad Sygerium de Fontancourt militent de magnete, et il est clair quele titre de VEpistola du manuscrit de Leyden n’est qu’une corruption,ou une copie tronquée et défigurée, du titre qui est dans le manuscritde la bibliothèque du roi, et que des mots Pétri ad Sigerium ( où il yavait peut-être quelque abréviation ), un copiste maladroit a fait PétriAdsigerii. Dans le catalogue imprimé des manuscrits de la bibliothèquedu roi, on trouve ad Sigermum de Fauconcourt; mais nous croyonsqu’il faut lire dans le manuscrit ad Sigerium de Fontancourt. En toutcas l’auteur de la lettre en question serait toujours Petrus Peregrinus ,et non pas Adsigerius. ( Catalogus codicum manuscrip. bibl. regice ,tom. IV, p. 35i.)