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Tome second.
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purent être étudiés sans danger, grâce surtout àsaint Thomas d’Aquin , que ses grands talens et sasainteté ne purent préserver du poison de Char-les d’Anjou ( i ). Dans un temps où les sciencesn’étaient pas encore assises sur des bases certai-nes et où l’esprit humain flottait au hasard, quandil n’obéissait pas aux préceptes des scolastiques,l’étude des ouvrages d’Aristote produisit unerévolution heureuse dans les écoles : elle ramenal’unité en philosophie et substitua un granddictateur à l’anarchie. D’importantes questions fu-rent posées, et bien qu’elles fussent souvent malrésolues, elles donnèrent l’éveil aux esprits etagrandirent le cercle des idées. Avant le trei-zième siècle, il n’y avait pas un corps de scienceparmi les Chrétiens. Dès qu’Aristote arrive,l’esprit encyclopédique se développe générale-ment. La connaissance des ouvrages grecs, qu’ondoit aux Arabes , a retardé peut-être le mouve-

(0 Villani, Giov., storia, p. 47 ® , lib. IX, cap. 218. —Saint Thomas avait aussi commenté Platon , et il avait écritun traité des aqueducs , et des machines hydrauliques; maiscet ouvrage n’est pas parvenu jusqu’à nous. Voyez une lettreécrite par PUniversité de Paris en 1274, où sont cités plu-sieurs des ouvrages de Saint Thomas ( Bulaeus, historia uni-vers. Paris , Paris. , 166&, 6 vol. in-fol., tom. III, p. 4o8).