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tive et qui devenait positive étant transportée ,ou rétablie dans l’autre membre de l’équation ( i).En chirurgie, et c’est dans ce sens que Guil-laume de Plaisance, et presque tous les chirur-giens de cette époque, l’ont employé, le mot al-gèbre signifiait l’art de remettre, de restaurer,les membres démis ou fracturés. Au moyen âge,non-seulement la signification chirurgicale d 'al-gèbre, était adoptée généralement en latin, maiselle avait passé aussi dans les langues roma-nes ( 2 ) de notre temps, ce mot et ses dérivés,semblent, dans la plupart des langues européen-nes , n’êtreplus destinés qu’à exprimer unebran-çjie des mathématiques ; mais en espagnol et ehportugais on appelle encore Ægebrista le chi-rurgien.
(1) Voyez la note VI à la fin du volume.
(a) Dans une traduction française de Lanfranc qui est àla bibliothèque du roi, j’ai trouvé le passage suivant : « Letiers traictè de cest livre fine et commence le quart qui estde algèbre et contient II summes. » ( MSS. français de labibliothèque du roi, n° 7101, f. 202), — où l’on voit que cemot algèbre est pris d’une manière tout-à-fait absolue. Dansun autre manuscrit français {Fonds Saint-Germain, n° 1933,f. lv), le mot algebra est employé plusieurs fois de la mêmemanière. Avec cette signification il manque dans le glos-saire manuscrit de la langue française, par Sainte-Palaye ,qui est à la bibliothèque du roi.