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Tome second.
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il y fonda une école célèbre, et les historiensfrançais ont dit que c’est par les soins du pro-fesseur de Milan que la chirurgie française sor-tit de l’ignorance (i). Il serait difficile à présentde se faire une idée du grand rôle que jouaient àcette époque les médecins. Élèves des Arabes , ilssemblaient avoir hérité de l’influence politiquedes médecins orientaux. Les médecins de renométaient peu nombreux, et tous les pays se les dis-putaient. Dans les républiques, ils formaient unedes castes les plus influentes, jouissaient degrands privilèges, d’un titre d’honneur ( 2 ), et sedistinguaient par un costume plus riche que celuitics autres citoyens (5). Plusieurs d’entre euxamassèrent des richesses prodigieuses. PhilippeYillani raconte que Taddeo de Florence , appeléà soigner le pape Honorius IY , demanda et ob-tint cent ducats d’or par jour (4) pendant toutela durée du traitement; et il ajoute qu’après sa

(1) Portai, histoire de l’anatomie et de la chirurgie, Paris ,1770, 6 vol. in-12, tom. I, p. 189.

(2) Varchi , storia fiorentina, Colonia, 1721, in-fol., p. 26»et 266.

( 3 ) Agostini, storia degli scrittori veneziani, Venez., 1752,2 vol. in-4, p- vin.

(4) Villani, Filippo, vite, p. 24 et n 5 .

II.

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