( 105 )
avec rigueur; car, même avant l’invention del’imprimerie, non-seulement la censure attei-gnait l’auteur, mais elle s’attachait au libraire,et prohibait la vente des manuscrits (t). Peu-à-peu les exemples de livres censurés devinrentplus fréquens; en Italie, Dante fut menacé parun inquisiteur, et dut écrire un Credo pour sedisculper ; mais le droit de censure prit sa plusgi ande extension après l’invention de l’imprime-rie , et fut dans toute l’Europe tel que nous levoyons encore de nosjours en Italie . Toutefois, s’iln’y avait pas liberté d’enseignement, il y avait aumoins libre concurrence. Dans les anciens pro-grammes des universités, on rencontre toujours,outre les professeurs ordinaires, des professeursextraordinaires (2), et il était même permis aux
(1) En t275, l’universilé de Paris fit un statut pour leslibraires, qui furent obligés de lui prêter serment de se biencomporter dans l’exercice de leur profession. Non-seulemen tl’université exerçait à cette époque un droit de censure etde surveillance, mais elle taxait aussi le prix des livres. (Bu-lœus , historia univers. Paris. , tom. II, p. 4 I 2 ® _ 4 , 9 >tom. 1 Y, p. 6s et 202). On voit, par ces statuts, qu’il y avaitdès cette époque des libraires qui louaient des livres élémen-taires aux étudians.
(2) Fabroni, historia academiæ Pisanæ , tom. I, p. 379 etseq. — Ghirardacci, storia di Bologna, tom II, p. 56 , etc-, etc.