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Tome second.
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élèves de faire des cours ( i). Cependant, dès letreizième siècle, Frédéric II donna le mauvaisexemple de restreindre non-seulement la libertéd’enseigner, mais aussi celle d’étudier; en effet,pour rendre florissante son université de Na-ples (a), il défendit à ses sujets d’aller étudier dansaucune autre ville (3), et il voulut même faire

— Il ne faut pas confondre ces professeurs extraordinairesqui étaient ordinairement des jeunes gens qui voulaient sefaire un nom, avec les professeurs sopra ordinarti, quiétaient les professeurs les plus célèbres à qui on donnait cetitre d’honneur.

(1) « Quod si quis eorum experiri duntaxat iugenium cu-peret, scliolæ quædam erant scholaribus ipsis libero jureassignatæ, nec sine salario, quamvis exiguo » (Facciolati,syntagmaia, p. a8). — A Ferrare , les éludians qui n’avaientpas de grades universitaires ne pouvaient enseigner que leshumanités et la rhétorique ( Borsetti, histor. gymnas. Ferrar.,tom. I, p. 4ai.

(a) L’université de Naples doit toute sa célébrité à Fré-déric II , qui eut le mérite de fonder une chaire d’ana-tomie à une époque oh la dissection des cadavres étaitgénéralement considérée comme une profanation. Boni-face YIII défendit l’anatomie, et cette interdiction fut renou-velée à Rome en iSyi ( Portai, histoire de Canatomie et de lachirurgie, tom. I, p. 166 et 196). A Ferrare , au quinzièmesiècle, les statuts de l’université portaient qu’il fallait fairetous les ans une anatomie, et pour cela le podestat étaitchargé de donner un cadavre par an aux professeurs (Bor-setti, hist. gymnas. Ferrar., tom. I, p.

(S) Pétri de Vineis cpistohv, p. /J 1 5,1 il). III, cap. u.