( 225 )
servait toujours de préférence des anciennes ma-chines dans les sièges. Il reste encore quelques
dans un écrit que je ne connais que depuis peu de jours, avaitdéjà remarqué le passage de Guido Cavalcanti sur les Bom-barde que j’ai cité précédemment. Mais Omodei attribue cepassage à un auteur bien postérieur à l’ami de Dante , à causede la phrase studîare ilpecorone, qui se trouve dans cette cati-zone , et que l'érudit Piémontais a pris à tort pour une cita-tion du Pecoronc, recueil de contes fort connu et plus moderneque Cavalcanti . Il me semble qu’Omodei n’a pas compriscette phrase , qui n’est pas une citation , mais un proverbeou un dicton populaire qui veut dire simplement : être unebête (Omodei, origine delta polvere, Torino, i834, in-4 ,p. 38-3g). Au reste, cet écrit contient des recherches cu-rieuses et mérite d’être lu par les personnes qui désirentapprofondir celte queslion, bien que l’auteur ait sur ce sujetdes opinions que je ne puis pas partager. J’ajouterai, à cesujet, que M. Lacabane , employé aux manuscrits de la bi-bliothèque royale, qui s’occupe de préparer une histoire del’invention de l’artillerie, m’a fait connaître un passageinédit fort curieux, qui me semble démontrer jusqu’à l’évi-dence ce que j’avais déjà dit et tenté de prouver (c’est-à-direque le moine Schwartz n’a pas été l’inventeur de la poudre) etqui explique en même temps ce que Schwartz a fait. Voici cepassage : « Le dix septième May mil trois cent cinquantequatre ledict seigneur Roy estant acertené de l’Invention defaire artillerie trouvée en Allemagne par un Moyne nommeBertholde Schwatz ordonne aux generaux des monnoiesfaire dilligence d’entendre quelles quantilez de cuivre es-taient audict Royaume de France, tant pour adviser desmoyens d’Iceux faire artillerie, que semblablement pour em-pescher le veille d’Iceux a Estrangers et transporter hors le