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cherches de l’auteur grec. Un autre ouvraged’Héron, les Automates, fut traduit et com-menté par Bernardin Baldi, d’Urbin , homme d’unsavoir immense et d’un esprit supérieur, qui sutcultiver avec un égal succès les sciences et leslettres.
Baldi est sorti de cette école de Commandinoù se sont formés tant d’illustres disciples, etdans laquelle il s’était rencontré avec GuidoUbaldo del Monte et avec le Tasse. Il naquit (i)à Urbin en 1 553, et eut pour précepteur Jean-Antoine Turoneo, qui lui enseigna le grec et lelatin. Il dit lui-même qu’il avait un goût trèsvif pour la peinture, mais que ses maîtres, pourl’en détourner, employaient même des châtimenscorporels ( 2 ). Contrarié dans ses dispositions pour
(t) Âffà,vita di B. Baldi, Parma, 1783,in- 4 , p. 2.-— Mazzu-chelli, scritiorid’ltalia, lom. II, part. I, p. 116 et suiv. —Je serai forcé de citer souvent le travail d’Affô : car ce savantbiographe a pu profiter d’une vie inédite de Baldi écrite parCrescimbeni, et il a consulté tous les manuscrits de Baldiqui se trouvaient au siècle dernier dans la bibliothèque Al-bani et qui depuis ont été dispersés.
(2) C’est dans son dialogue inédit de la cour, que Baldi ra-conte les persécutions qu’on lui fit souffrir pour le forcer àquitter les beaux-arts. Elles étaient odieuses et elles furent