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distrait par des affaires domestiques, par sesfonctions auprès du duc d’ürbin et par une cor-respondance très étendue , Baldi apprenait tousles ans quelque nouvelle langue; de sorte quelorsqu’il mourut, à l’âge de soixante-cinq ans,il n’en possédait pas moins de seize (i). Sa con-naissance des langues orientales était telle qu’unauteur contemporain affirme qu’il avait l’habi-tude de lire, après dîner,pour récréation, YEu-clide traduit en arabe que l’on venait de publierà Rome (2). Du reste, les nombreuses traduc-tions d’auteurs arabes qu’il a laissées, prouventqu’effectivement les langues sémitiques luiétaient très familières.
Baldi n’a fait aucune de ces découvertes quidonnent l’immortalité; néanmoins on ne sau-
restées toujours inédites, excepté les vies de Cominandin,d’Héron et de Yitruve ( Affo, vita di B. Baldi, p. 200). Danssa traduction des Pneumatiques d’Héron, qui parut en i5g2,Giorgi dit :«Usciranno in brevealla luce le vite de’ matematiciillustri... opéra delnostro signore Bernardino Baldi » ( liera -ne spirilali, iradotto dal Giorgi, Urbino , 1 5 g 2 , in-4, f. 1).
(1) Baldi mourut en 1617. Dans une inscription qui fut pu-bliée alors, on dit qu’il savait douze langues : Crescimbeni encompte seize {Affo, vita di B. Baldi, p. i3i et i 45 ).
(2) Affo, vita di B. Baldi, p. 123 .