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Tome quatrième.
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rait s’empêcher d’admirer cette faculté singu-lière qu’il avait de pouvoir s’occuper avec suc-cès des objets les plus variés et les plus dissem-blables. Un esprit ferme et souple à-la-fois,une infatigable activité, une sage distributionde son temps (i), voilà le secret du talent de cethomme universel dont on parle si peu aujour-d’hui et qui pourtant a laissé suf les différentesbranches des sciences et de la littérature quatre-vingt-dix ouvrages qui sont tous remarquables àplusieurs égards, et dont quelques-uns formentjusqu’à douze gros volumes.

La traduction de Quinte Calabre a placé Bal-di presque à côté d’Annibal Caro ( 2 ) : son ^4rtnautique est un des meilleurs poèmes didasca-liques qui aient été écrits en langue italienne (3).

( 1 ) Il avait écrit un dialogue intitulé Sopra l'utile che sicuva- délia viyilanza (Affb f vita di B . Baldi , p. 21 5).

( 2 ) Dans la préface de cette traduction, Baldi s’excuse desimperfections qu’on y pourra remarquer, en disant qu’il atravaillé à Guastalla dans la solitude, sans pouvoir consulterpersonne, et il ajoute :« Scusami dunque, o lettore, o habbimicompassione» {Ajjo, vita di B. Baldi , p. i55).

(3) Baldi avait composé aussiun poème sur l’origine des ca-nons etun autre sur l’invention de la boussole, avec des com-mentaires : ces manuscrits existaient dans la bibliothèque Al-