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erreur qu’ils eussent à redouter était l’astrolo-gie , vers laquelle les entraînèrent souvent lespréjugés du vulgaire et les largesses des princes.L’astrologie était un métier lucratif : plusieursl’exercèrent sans y croire, et pour les autres cen’était qu’une erreur dans l’application , unesuperstition grossière qui les empêcha rarementde bien connaître les propriétés de la droiteet du cercle, et qui les porta souvent à étudierla géométrie, que sanscela ils auraient délaissée.Dans tout ce qui tient aux croyances, l’ascendantde la société sur l’homme est irrésistible, mêmelorsqu’d s’agit d’esprits supérieurs; et s’il fal-lait n’être imbu d’aucune erreur pour contri-buer aux progrès des sciences, le progrès seraitimpossible , car tout homme a des préjugéset ne connaît qu’un petit nombre de vérités. Sitelle n’était pas la nature humaine, il faudraitchasser du domaine de la géométrie Enclideet Archimède , qui probablement eurent foi auxidoles qu’on adorait de leur temps, comme So-crate croyait à son génie familier. Les mathéma-tiques ont cela de particulier, qu’étant sépa-rées des objets réels, l’homme qui s’y livrepeut à la-fois obéir aux faiblesses de la sociétéqui l’entoure et en briser les entraves pour