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lilée vers l’étude des mathématiques (i). Son pèreconnaissait l’abbé Hostilius Ricci, qui enseignaitla géométrie aux pages du grand-duc, et quiles accompagnait l’hiver à Pise lorsque lacour s’y rendait. Dès que l’abbé Ricci fut arrivéà Pise, Galilée s’empressa d’aller le visiter, maisil le trouva donnant sa leçon aux pages dans unesalle où les étrangers ne pouvaient pénétrer. Ilrenouvela plusieurs fois ses visites, et comme iltrouvait toujours le professeur avec ses élèves,Galilée , s’arrêtant à la porte, se mit à écouterce que l’on disait dans la salle. La géométrie
(i) Ce récit se trouve dans la vie de Galilée composée par Ghé-rardini et publiée parTargioni ( Notizie, tom. II, part. 1, p. 6aet suiv.). L’écrit de Gherardini contient quelques inexacti-tudes : elles ont été relevées avec amertume {Nelli, vita, tom. I,p. 99), par Nelli, qui n’aimait pas Targioni : mais bien queGhérardini ait pu se tromper dans des matières scientifi-ques auxquelles il était étranger, il faut avouer qu’il a traitéla partie biographique avec plus de franchise et de libertéqu’aucun autre des historiens de Galilée , dont il avait été
le confident et l’ami. Viviani, qui n’a pu dire toujours la vé-rité, a rapporté ce fait d’une manière différente; mais Ghé-rardini est tout-à-fait explicite : il raconte ce que lui avaitdit Galilée , et il faut ajouter qu’il ne destinait pas sonécrit au public {Targioni, notizie, tom. II, part. 1, p. 65. —
Nelli, vita, tom. I, p. 55 et 45. — Galilei , opéré, tom. I,p. wmi).