pour protéger Galilée contre les attaques dontcelui-ci était l’objet; et pourtant, malgré tant demotifs qui devaient le retenir à Padoue, Galilée commit la faute irréparable de retourner enToscane : une telle faute a été la source de tousses malheurs. Les causes qui le portèrent à cettefatale détermination ne sont pas bien connues;mais on pourrait croire que, fatigué par un en-seignement qui lui prenait une partie notablede son temps (1), il désira s’en affranchir, et que
(i)Dans une lettre qu’il écrivit au secrétaire du grand-duc,Galilée disait qu’à Padoue , il n’était obligé qu’à donnersoixante leçons par an, d’une demi-heure chacune, mais queles leçons particulières lui prenaient beaucoup de temps; etil ajoutait : « Perô quando io dovessi rimpatriare, deside-« rerei che la prima intenzione di S. A. S. fusse di darmi ozio« e comodità di potere tirare a fine le mie opéré senza occu-« parmi in leggere... Ed in somma vorrei, che i libri miei« indirizzati sempre al serenissimo nome del mio Signore« fussero quelli che mi guadagnassero il pane ; non restando« intanto di conferire a S. A. tante e taliinvenzioni, che forse« niun altro Principe ne ha delle maggiori.» ( Lettere inéditedi uomini iUustri, tom. I, p. 16-17).—D’après une autre de seslettres, il paraîtrait que Galilée , qui ne tenait aucun comptede l’argent (Voyez Galilei opéré, tom. I, p. i.xxxv. —Targioni, noiizie, tom. II, part. I, p. 76), avait besoin dedeux années de traitement anticipé pour achever de payer ladot de ses soeurs, et qu’il en fit la demande au grand-duc{Lettere inédite di uomini iUustri , tom. I, p. 27).