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ne pouvant y parvenir à Padoue , il chercha à s’en-tendre avec le grand-duc. On ne sait pas bien dequel côté vinrent les premières propositions (i);déjà Galilée avait profité, à plusieurs reprises, desvacances pour aller passer quelques mois enToscane . Dans ces voyages, il avait été reçu à lacour, et avait même donné des leçons auxfils du grand-duc (2). Ces rapides excursionsdurent réveiller en lui l’amour du pays natal,qui devient toujours de plus en plus vif chez leshommes obligés à vivre longtemps parmi desétrangers. D’ailleurs les Médicis éprouvaient ledésir de rappeler à Florence un homme si célè-bre : après l’avoir délaissé lorsque leur appui luiaurait été utile, iis voulurent partager sa gloire
;i) Nelli) vita, tom. I, p. 254 et suiv. — Dans une lettreque Nelli a publiée ( ihid.), ou trouve la phrase suivante:« Accioccliè in altra occasione, elle si présentasse all’Il-luslrissimo SignoreEnea, possa conla sua prudenza et des-trezza rispondere più determinatamente al serenissimo nos-tro Signore.» Ce qui paraît indiquer que le grand-duc avaitd’abord manifesté le désir que Galilée rentrât en Toscane .
(2) Venturi, memorie, part. I, p. 89-92.— Nelli, vita, tom. I,p. i 3 i et suiv. — Galilci, opère, loin. I, p. ixxxvm.— Lagrande-duchesse Christine lui demandait des prédictionsastrologiques [Nelli, vita, tom. I, p. i 33 ).