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et son éclat quand il n’avait plus besoin deprotection. Cependant ils ne se laissèrent pasentraîner trop loin , car, après d’assez longspourparlers, Galilée , qui venait de faire de siétonnantes découvertes , et qui en avait pré-paré beaucoup d’autres (i), fut nommé, le iojuillet 1610, premier mathématicien et phi-
(1) Nelli a publié une lettre qu’on croit être de l’année
1609, où Galilée dit qu’il avait entrepris trois grands ou-
vrages dont il ne donne pas les titres, et qu’il voudrait que
le grand-duc lui fournît les moyens de les terminer (Nelli, vita,
tom. I, p. a 56 ). Nous avons déjà plusieurs fois cité une lettre
adressée au secrétaire Vinta et dans laquelle Galilée parle lon-
guement de ses travaux : il dit qu’il veut achever son traité desystemate seu constitutione univcrsi, en deux livres, trois
livres de molu locali qu’il appelle avec raison une science
nouvelle, etla mécanique également en trois livres; etil ajoute
qu’il a composé divers ouvrages de sono et aere, de visu et
colorïbus, de maris œstu , de compositione continui, de ani-
malium motibns , et sur d’autres sujets; qu’il veut écrire un
traité de fortification et d'artillerie, et qu’il prépare les tables
des satellites de Jupiter ( Letlere inédite di uomini illustri ,
tom. I, p. 18-20). Malheureusement Galilée , qui allait cher-
cher en Toscane le calme nécessaire pour travailler, n’y
trouva que des tracasseries et des persécutions qui le dé-
tournèrent de ses recherches. De tous ces ouvrages, les deux
premiers seulement ont paru, et l’on a publie quelques ex-
traits de la Mécanique et de son Traité des marées. Le reste
paraît être irrévocablement perdu.