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losophe (i) du grand-duc de Toscane , avec untraitement inférieur à celui qu’il avait à Padoue ,et aux émolumens dont jouissaient quelques-uns des professeurs de l’université de Pise ( 2 ).
Cette résolution de Galilée indisposa vive-ment les Vénitiens. Sagredo voyageait alorsdans le Levant (3); à son retour, il écrivit augrand astronome une lettre où, en témoignantle chagrin que lui avait causé son départ, ilexprimait des craintes qui ne tardèrent pas àse réaliser. Avec cette prévoyance et cette me-
(1) Filosofo e Malcmatico primario del Serenissimo GranDuca di Toscana est le titre qu’on trouve dans les Gatleg-gianti, dans le Macchie Solari, dans tous les ouvrages pu-bliés après 1610. Cependant, il paraît que le titre véritableétait celui de « Maiematico Primario dell’ XJniversità di Pita« e Filosofo del Serenissimo Gran Duca , senza obbligo di“ ieggere nè di risedere nello Studio di Pisa. » Le but dugrand-duc en conférant ce titre à Galilée était de faire payerson traitement par la caisse de l’Université ; ce qui exposaplusieurs fois le professeur non résidant à perdre le traite-ment que le grand-duc économisait ainsi.
(a) A Padoue Galilée recevait près de deux mille écus(12,000 francs) par an, en y comprenant ses répétitions : legrand-duc lui donna mille écus. Nous avons déjà dit queMercuriale, professeur de Médecine à l’Université de Pise ,avait eu le double.
(3) Nelli, vila, tom. I, p. i/,o et 263.