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Tome quatrième.
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sure qui ont toujours caractérisé l’aristocratievénitienne, Sagredo fit sentir à son ami l’im-prudence qu’il avait commise en quittantun pays libre où les chefs du gouvernementavaient pour lui la plus grande déférence, pouraller se mettre à la merci d’un prince jeune etinconstant, dans un pays où les jésuites exer-çaient un si grand pouvoir ( 1 ). Sarpi, profondpolitique, alla plus loin encore, et ayant apprispeu de temps après que Galilée voulait se rendreà Rome pour convaincre ses adversaires, il pres-sentit que la question du mouvement de la terredeviendrait bientôt une affaire de religion, etque le mathématicien du grand-duc de Tos-cane serait forcé de se rétracter pour échap-per à l’excommunication ( 2 ).

Galilée revint à Florence vers le milieu (3)du mois de septembre j6io, et il reprit ses re-

(1) On peut lire cette lettre remarquable dans Nelli,vita,tom. I, p. 264-269, et dans Venturi, memorie, part. I,p.165-167.

(2) Bianchi-Giovini, hiografia del Surpi , tom. Il, p. 280-281.— Venturi, memorie, part.I,p. 274.

( 3 ) Nelli, vita, tom. I, p. 260-261. — Lettere inéditedi uomini illustri, tom. I. p- 29.