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un ouvrage dont le pape accepta la dédicace ;car alors le public repoussant ces brillantesthéories, s’en tenait à l’immobilité de la terre:et comme cette ignorance universelle, qui s’ef-forcait de couvrir Copernic de ridicule, ar-rêta longtemps Galilée ([), l’Eglise n’avait au-cun motif sérieux d’inquiétude et dédaignait cesimpuissantes tentatives. Mais enfin le philosopheToscan, comme tous les grands esprits, secouantce joug de la multitude, sut par son courage,par son génie, par son amour ardent de la vé-rité, réformer l’opinion générale, et son ascen-dant lui ayant acquis le concours de tous leshommes de talent, le système de Ptolémée et laphilosophie d’Aristote furent menacés à-la-fois.Galilée se vit alors en butte à une de ces persé-cutions dont tous ceux qui avaient tenté jus-qu’alors d’opérer la réforme de la philosophieétaient devenus l’objet.
Nous avons déjà dit que, durant son séjour àPadoue , il avait eu à soutenir de rudes combatscontre des professeurs de l’université et contre
(i) Voyez ci-dessus, p. 202.