( 23l )
le gouvernement toscan osât jamais le défendreautrement que par des prières et en tremblant.
Bien que plusieurs jésuites eussent combattules doctrines de Galilée , cependant ce ne furentd’abord que des attaques isolées, et nous avonsdéjà vu que ses découvertes avaient été confir-mées par des astronomes de la compagnie deJésus ( i ). Rome ne pouvait goûter ces nouveau-tés; mais elle hésitait encore à prendre un partidans une question qui paraissait purement ma-thématique : cependant elle fut bientôt entraî-née par les clameurs des partisans de l’anciennephilosophie, qui étaient en même temps leshommes les plus orthodoxes et les plus fermessoutiens de l’Église. Il semble (a) même que lespremiers symptômes de persécution religieusese manifestèrent en Toscane . L’archevêque deFlorence, Marzimedici (3), Gherardini , évêque
(i) Nelli, vita, tom. I, p. 292.
(a) Une lettre de Cigoli prouve que déjà, en 1612, lesmoines machinaient à Rome quelque chose contre Galilée ,mais il n’y avait rien d’ostensible, et les premières démon-strations publiques eurent lieu en Toscane {Nelli, vita,tom. I, p. 391).
( 3 ) Nelli, vita, tom. I, p. 391.