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démontrait très habilement qu’en prenant à lalettre le passage de Josué , les jours auraient étéraccourcis et non pas allongés (i). Ces discus-sions théologiques, dans lesquelles il était si dan-gereux d’avoir raison, ne firent qu’irriter da-vantage ses adversaires, et l’on sait que de tousles écrits de Galilée , il n’y en a aucun qui ait étéaussi sévèrement interdit que la lettre qu’iladressa (2) en 161 5 à la grande-duchesse Chris-tine, et où il examinait surtout le côté théolo-
(1) Venturi, memorie , part. I, p. 207. — Delambre, quijuge souvent avec une extrême légèreté et qui s’est mêmetrompé sur la ville où naquit Galilée ( Delambre, histoire deVAstronomie moderne , tom. I, p. 616), traite assez durementce grand homme, et dit que ses argumens n’étaient que dessubtilités, et que l’on conçoit que sa défense, pleine de fai-blesse et dénuée de sincérité, ait fait hausser les épaules àses juges {Ibid., p. xxii et xxvii ). Delambre était loin deposséder ce qu’il faut pour bien apprécier Galilée ; il auraitdû toujours s’astreindre à étudier les faits qu’il avançait,et à ne parler qu’avpc respect d’un tel homme. Dans la Bio-9 raphie universelle , M. Biot lui avait tracé un modèle digned’être imité.
(2) Quelques auteurs ont cru, sur le témoignage de Lalande[Biographie astronomique. Paris , i8o3, in~4, p-158), que cettelettre avait paru d’abord en 1612 ; mais Lalande s’est trompé.Galilée lui-même a dit qu’il l’avait écrite en 1615, et elle neparut qu’en i636 à Strasbourg , in-4.