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voulaient défendre. Les interlocuteurs de cedialogue, divisé en quatre journées, étaientdeux amis de Galilée , Sagredo et Salviati (i),et un péripatéticien nommé Simplicius. Tousles argumens en faveur du mouvement de laterre sont avancés par Salviati et Sagredo,et combattus par Simplicius ( 2 ). Les deuxpremiers raisonnent à merveille et semblenttoujours sur le point d’accabler leur faibleadversaire. Cependant, malgré leur supério-rité incontestable, ils finissent par céder. Cerésultat, qui étonne le lecteur, lui fait devi-ner un pouvoir occulte et irrésistible qui com-mande même à la logique et au raisonnement.Il y a dans tout cela beaucoup d’art et de finesse ;
(1) Nous avons déjà parlé de l’amitié et de l’admirationque Sagredo avait pour Galilée . Salviati, qui appartenait àune ancienne famille de Florence, ne cessa jamais d’aimeret de vénérer Galilée , qui souvent allait avec lui méditer à lavilla dette Selve. On voit pari 'avertissement an lenteur , placéen tête de ce Dialogue, que Sagredo et Salviati étaient déjàmorts lorsque parut cet ouvrage.
(2) Le motif principal qui porta le pape à devenir hostileà Galilée , ce fut le soupçon qu’on fit naître dans son es-prit que l’auteur du Dialogue avait voulu le rendre ridiculesous le nom de Simplicius (Voyez Gamba, sérié di testi dittngua tlaliana. Venezia, 1828, in- 4 ., p. 100, n° .891. — Nelli,vita, tom. II, p. 5 i 5 ).