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aussi ne faut-il pas s’étonner si les censeurs yfurent pris. Ce qui paraît surtout les avoir décidésà donner leur approbation, c’est Y avertissementau lecteur qui commence de la manière suivante :
« On a promulgué à Rome , il y a quelques« années, un édit salutaire où, pour obvier aux« scandales dangereux de notre siècle, on impo-« sait silence à l’opinion pythagoricienne du« mouvement de la terre. Il y eut des gens« qui avancèrent avec témérité que ce dé-« cret n’avait pas été le résultat d’un examen« judicieux, mais d’une passion mal informée;« et l’on a entendu dire que des conseillers« tout-à-fait inexperts dans les observations as-« tronomiques, ne devaient pas, par une pro-« hibition précipitée, couper les ailes aux esprits« spéculatifs. Mon zèle n’a pas pu se taire en en-« tendant de telles plaintes. J’ai résolu, comme« pleinement instruit de cette prudente déterran-te nation, de paraître publiquement sur le théâ-« tre du monde pour rendre témoignage à la« vérité. J’étais alors à Rome , où je fus entendu« et même applaudi par les plus éminens pré-« lats : ce décret ne parut pas sans que j’en fusse« informé. Mon dessein, dans cet ouvrage, est de« montrer aux nations étrangères, que sur cette