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« matière on en sait, en Italie , et particulièrement« à Rome , autant qu’il a été possible d’en imagi-« ner ailleurs. En réunissant mes spéculations« sur le système de Copernic , je veux faire sa-« voir qu’elles étaient toutes connues avant la« condamnation, et que l’on doit à cette contrée,« non-seulement des dogmes pour le salut de« lame, mais encore des découvertes ingénieuses« pour les délices de l’esprit. » (i)
Ce Dialogue ne contient pas seulement un exa-men des deux systèmes astronomiques de Coper-nic et de Ptolémée : on y pose les bases de la dy-namique ( 2 ); on y traite par incidence d’une mul-titude de phénomènes que Galilée avait observéspour la première fois, ou dont il tirait de nouvellesconséquences. C’est une critique victorieuse detous les anciens systèmes de philosophie natu-relle. Aussi ne faut-il pas s’étonner de l’effet im-mense que produisit cet ouvrage, et de la colèredes péripatéticiens. Les hommes les plus illustresde cette époque s’empressèrent de féliciter (3)