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Tome quatrième.
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Galilée au sujet de ce Dialogue qui suscita tantde discussions et contre lequel les partisans desanciennes doctrines publièrent un si grandnombre d’écrits (i). Ces éloges, ces discussionsqui étaient encore un succès, irritèrent ( 2 ) deplus en plus les moines, qui ne tardèrent pas àfaire comprendre à la cour de Rome le dangerde ce livre. Mais au lieu de reconnaître l’erreur,et de laisser aux astronomes à décider un pointsur lequel ils étaient seuls juges compétens, onpersista dans la fausse voie. En s’obstinant à faireintervenir la religion, et à déclarer contraire autexte des livres sain ts un système inattaquable, oncompromit la dignité de la religion elle-même,qu’on rendait ainsi le soutien de l’erreur (3).Jusqu’alors, il n’y avait eu que du ridicule danscette affaire ; mais à ce moment commença une

(1) Venturi, memorie, part. II, p. 112 et suiv.

(2) Nelli, vita, tom. II, p. 551. — Piinéron, mémoires, tom.XXXV, p. 328-329.

(3) Castelli raconte à ce sujet un fait assez curieux. Quel-ques protestans allemands étaient à Rome sur le point de seconvertir: ayant appris la condamnation de Copernic , ilschangèrent d’avis et refusèrent de se faire catholiques (Ven-turi, memorie, part. II, p. ii3).