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plus illustre de ses amis, Galilée , était persécuté,il s’adressa au cardinal Barberini, qu’il connais-sait particulièrement, pour le prier d’obtenir dupape qu’on laissât au moins mourir en paix l’au-teur de tant d’immortelles découvertes. Les solli-citations d’un magistrat aussi respectable par sestalens que par son caractère, d’un homme pieuxet sincèrement attaché à la religion catholique,qui s’exprimait avec une noble franchise, sem-blaient devoir faire une vive impression sur l’es-prit d’Urbain VIII , qui le connaissait et qui avaitappris à l’estimer; malheureusement elles neproduisirent aucun résultat: on lui répondit (i)à peine. Vainement Peiresc prédisait hardiment
chéologie, l’histoire naturelle et l’astronomie. Ses manuscritsrenferment une foule d’observations sur les satellites de Ju-piter, sur les taches solaires, sur le magnétisme, sur toutesles parties de la philosophie naturelle. Dans une de ses lettresà Galilée , publiées par M. Cibrario, on lit qu’en observantSaturne avec son ami Gassendi , il avait vu une espèce detrou: c’était, comme on le conçoit, une première idée del’anneau (Letlere inédite diprincipi e d’uomini illustri , p. 90.—Onpeutconsulter aussi les registresXXXVI, vol. a; XXXVI,vol. 2; LUI- LX , vol. 1 et 2 , etc., des manuscrits de Peirescà la bibliothèque de Carpentras ).
Voyez la note XVIII à la fin du volume.
(i) En général, à Rome , on ne répondait pas aux sollici-tations en faveur de Galilée ( Voyez Lettere inédite di principi