( *79 )
Enfin Viviani, qui ne cessa de montrer un si vifattachement à !a mémoire <jle son maître, s’étantappliqué pendant longues années à rassemblerles manuscrits de Galilée dans la vue d’en don-ner une édition complète, se vit forcé de lesenfouir dans un silo (i) pour les soustraire auxrecherches actives des moines si puissans enToscane sous Côme III. Après la mort de Yiviani,ces précieux manuscrits, découverts par un do-mestique, furent employés aux plus ignoblesusages. Enfin, le hasard ayant fait tomber unelettre autographe de Galilée entre les mains dusénateur Nelli, cette lettre lui donna l’éveil,il se procura tout ce qui restait encore dans lesilo ( 2 ), et il ajouta à cette collection des manu-scrits de Yiviani et d’autres savans qui avaient étédispersés avec une impardonnable incurie (3). Ac-tuellement ces manuscrits, cachés depuis plu-sieurs années dans une bibliothèque de Florence ,
(1) Targioni, notizie, tom. I, p. 122-1-24.
(2) Targioni,nolizie, tom. I, p. 124-125.
( 3 ) Nelli raconte la dispersion des livres de Yiviani quiexistaient à la bibliothèque de l’hôpital de Santa MariaNuova de Florence [Nelli, vite , tom. II. p. 762). C’est peut-être dans la même circonstance que fut égaré le manuscrit