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attendent un éditeur; et l’on doit s’étonnerqu’on n’ait pas songé à donner une édition com-plète des écrits qui restent encore du plus grandphilosophe de l’Italie , dans laquelle devraient na-turellement être compris les travaux inédits deses plus illustres disciples. Un tel recueil hono-rerait le pays qui l’entreprendrait, et serait leplus beau monument qu’on pût élever aux scien-ces. Ces reliques ne sont pas aussi minimesqu’on pourrait le croire : la collection manu-scrite dont nous parlons se compose de plusieurscentaines de volumes, parmi lesquels les ou-vrages inédits abondent; et l’on sait que deshommes tels que Galilée, Torricelli et Vivianiconsignaient dans tous leurs écrits, dans leurslettres, et jusque dans les moindres fragmens,des idées nouvelles et dignes d’être répandues. Ilfaut qu’on n’oublie pas, en Toscane , qu’unegrande réparation est due à Galilée , et que lameilleure manière de protester contre ses per-sécuteurs, de se montrer plus avancé que les