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briserait le vaisseau pour se donner iour : ainsi quel’humidité de la chastaigne aè'refiée par le feu, lafaict esclater rudement, pour se donner libre esten-due. Que si la furie de cet esclat n’a d’estonuementque pour les enfans , l’effet de la raréfaction de l’eaua de quoy esponvanter les plus asseurés hommes , enl’accident des tremblemens de terre. L’eau coulée ezcavernes de la terre au printemps (x) principalement,et en automme y est eschauffée soit par les feuxqu’elle y rencontre souvent, soit par les chaudesexhalaisons qui sortent des soupiraux terrestres : tantque raréfiée et convertie en aër, le lieu qui la con-tenoit auparavant n’est plus capable d’embrasser silongues et si larges dimensions : tellement que presséde s’estendre, et violenté par cet hoste devenu puis-sant , la terre s’entr’ouvre pour luy faire iour avec undesbris espouvantable. Il y a un million d’autres ef-fects de cette raréfaction d’humidité, qui nous pour-royent guider à l’exécution de quelque violence. Maisnous devons y considérer qu’elle ne se faict à coupmais avec temps, et que la matière humide nes’exhale pas toute à la fois, mais peu-à-peu. Or nouscherchons de la promptitude, et un effect momen-tané , principalement pour ce qui est de l’action ducanon. Car ce n’est pas qu’aux autres artifices de feunous ne nous servions quelque fois d’humides, quandnous en voulons faire durer la violence. Mais cela
(l) Arist. lib, 2. Meteor.