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n’est pas de ce lieu. Il faut donc nous attacher à lasécheresse, et à un subject sec qui ait peu de résis-tance contre la chaleur, et soit amy du feu. Car l’hu-mide luy résiste : au contraire le sec est de sa naturemesme. Or ny l’aër qui est humide et chaude, nyl’eau qui est froide et humide, ne nous peuvent don-ner ce corps sec que nous cherchons. L’eau en est laplus incapable, tellement que toutes choses hu-mides et froides doivent être bannies de notre poudre.L’aër comme chaud et léger nous fourniroit bien desliuilles, graisses, raisinés, poix et autres choses onc-tueuses, qui entretiennent le feu plus tost qu’elles ( 1 )ne le nourrissent. Mais parce qu’elles sont quant etquant humides , le feu en est trop lent, et par con-séquent ne nous est propre; car la seule vitessefaict (2) violence. La terre donc seule nous peutfournir ce que nous cherchons. Aussi l’harmonie dece monde porte, que les extrêmes parties d’iceluyayant quelque liaison et affinité entre elles , et que sielles sont de quelques qualités contraires, comme le feuqui est extrêmement chaut, et la terre qui est extrê-mement froide, elles soient néantmoins retenues parun commun lien qui est la sécheresse propre à l’uneet à l’autre. »
Je vais donner maintenant les différens passages deM. Arago relatifs à la question que je dois discuter dans
(1) Où —b ùiro)cei|/.evov rpe<pÉTai rcüp Arist, lib. 2. Meteor.
(2) Par le 18. Théor. du I lit 1 2 , de cet œuvre.