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c’est-à-dire, lorsqu’on empêche la vapeur d’eau de serépandre librement dans l’air, à mesure qu’elle s’en-gendre. La puissance de la vapeur d’eau se trouve icicaractérisée par une épreuve nette et susceptible, jus-qu’à un certain point, d’appréciations numériques (i) ;mais elle se présente encore à nous comme un terri-ble moyen de destruction.
« (i) Si quelque érudit trouvait que je u’ai pas remonté assez hauten m’arrêtant à Flurence Rivault; s’il empruntait une citation à Al-herti, qui écrivait (a) en 1411 ; si, d’après cet auteur, il nous disait quedès le commencement du quinziéme siècle l^s chaufourniers craquaientextrêmement, pour eux et pour leurs fours, les explosions des pierresà chaux dans l’intérieur desquelles il y a fortuitement quelque cavité;je répondrais qu’Alberti ignorait lui-même la cause réelle de ces terri-bles explosions ; qu’il les attribuait à la transformation en vapeur dol’air renfermé dans la cavité, opérée par l’action de la flamme* je re-marquerais, enfin, qu’une pierre à chaux, accidentellement creuse,n’aurait donné aucun des moyens d’appréciations numériques dontl’expérience de Rivault paraît susceptible. »
|o) Je ne sais où M. Arago a pu trouver qu’Alberti écrivait en *4n ; car, bien que l’on rtcconnaisse pas exactement l’année de la naissance de cet bomme célèbre, cependant on croitgénéralement qu’il est venu au monde en 1398 ; d'autres retarden t même sa naissance jus-qu’après i4oo. Il est donc impossible d’admettre que le traité de re œdificatorîa, auquel faitallusion ici M. Arago, ajt été écrit en i4ll. Quant à l’air qui te transforme en vapeur, suivautAlberti, et qui a donné lieu à Ja critique de M. Arago, nous avons vu plus haut (p, 335)que Rivault parle de l'eau humide qui se convertit en aër, et il ne paraît pas que l'en doive cri-tiquer avec plus de sévérité une erreur théorique dans un écrivain florentin du quinzièmesiècle que dans un ouvrage publié eu ifîo5, par le précepteur de Louis XIII . Du reste , Uest probable que si M. Arago jetait les yeux sur le quatrième livre, des Élémens d’artillerie deRivault, livre qui parut dans la seconde édition de cet ouvrage (Paris , 1608 , in 8 ), il ytrouverait bien d’autres erreurs théoriques très graves. Puisque j’ai cité le traité de re adi-featoria , j’ajouterai ici qu’Alberti parle au même endroit des animaux et des plantes fossiles,et de certains animaux trouvés dans les cavités des pierres (Albtrli de re œdificatotia. FJo-rcniiîc, j 485, in-fol., Signât. e.)« [L.L