« Il est fort douteux que Salomon de Caus etYVorcester, aient jamais fait exécuter leur appareil. »Après avoir reproduit fidèlement dans ce fragmentl’ensemble des opinions de M. Arago sur le premierinventeur de la machine à vapeur, je vais donnerd’autres passages tirés de l’Annuaire (a) du bureau deslongitudes pour l’année i83y qui compléteront etdévelopperont la pensée de l’auteur : car M. Arago,obéissant aux nécessités académiques, n’a pas pudonner dans l'Eloge de Walt tous les détails de sonargumentation. Je placerai ces extraits dans l’ordremême où ils sont disposés dans VAnnuaire.
« i G1 5 . Salomon de Caus ( Annuaire du Bureau desLongitudes pour l'année i83^, p. 234-)
« Salomon de Caus est l’auteur d’un ouvrage inti-tulé : Les raisons des forces mouvantes , avec diverses
« mouvantes, publié en ifii5, l'appareil de J.-B. Porta, mieux disposé que le sien, pour« résoudre lu question qu’il s’était proposée, d 'élever l’eau au-dessus de son tiiveau * (Fé■russar, Bulletin des sciences technologiques, octobre t83i, p. 92). Pour le moment, je n a-jouterai ritnà cette citation de M. Hachette, et je me bornerai à rappeler ici que, dansson célèbre théorème, Salomon de Caus n’a rien dit de plus que Porta sur l'efficacité de samachine , et que si, dans l’appareil du savant Napolitain , la vapeur ne pouvait élever l'eauque d’un petit nombre de centimètres ; Salomon de Caus se borne à dire que « l’eau monteraplus haut que son niveau, h La différence, comme on le voit, n'est pas grande. Au reste, iln’est pas inutile de remarquer que Porta ne parle pas de pouces ( car quant aux centimètres,il ne pouvait pas les connaître) , et qu’il se borne à dire que le tuyau de dégorgement pas-sera à une petite distance de la surface du vase. L’élévation du liquide par la vapeur étaitd’abord petite et augmentait à mesure que Peau baissait dans le vase [L.].
{ a ) M. Arago a inséré dans VAnnuaire pour l’an 1829, sa première notice sur les ma-chines à vapeur, qu’il a reproduite dans le même recueil en i$3o et en 1S37. Je cite la der-nière édition, à laquelle M. Arago a fait quelques corrections et addition* [L.j.