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ilans laquelle était M. Sturgeon des travaux déjà faitssur le même sujet, on en trouve quelques-uns nouveauxet intéressans ; je citerai seulement celui qui m’a le plusfrappé, savoir l’influence des alliages, qui détruit, ou dumoins altère comple'tement, les propriétés thermo-ma-gnétiques des métaux. Ainsi une très-faible proportiond’étain ajoutée au bismuth le transporte, sous le rapportde la nature de l’électricité qu’il développe par l’effet dela chaleur, d’une extrémité à l’autre de l’échelle; l’an-timoine perd toutes les propriétés thermo-magnétiques qu’ilpossède à un haut degré quand il est pur, lorsqu’il est mé-langé avec une petite quantité d’étain ou de plomb; il enest de même du zinc. Ce qu’il y a d’assez remarquable ,c’est que le bismuth et l’antimoine perdent en même tempscomplètement la belle apparence cristalline qu’ils pré-sentaient auparavant, et qui semble ainsi être liée de quel-que manière avec leur propriété thermo-magnétique.
Les recherches de M. Seebeck n’avaient pas encore parudans les mémoires de l’Académie de Berlin , sa découverten’était pas même encore connue en France , lorsque M.OErsted, en arrivant à Paris , au commencement de 1023 ,la communiqua aux savans de cette ville et en fit imprimerune notice (i). Quelque temps après M. OErsted lui-mêmeet M. Fourier communiquèrent à l’Académie des Sciences de Paris et publièrent quelques expériences qu’ils avaientfaites ensemble (2) sur le même sujet. C’est dans leurmémoire que furent désignés, pour la première fois,sous
(1) Jnnale.1 de Chimie et de Physique , T. XXII, p. 199.
(2) Bibl. Unie. T. XXIII, p. 5 o; Annales de Chimie et de Phy-sique , T. XXII, p. ^75.