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PHYSIQUE.
MM. Fourier et OErsted essayèrent aussi de produireavec le courant thermo-électrique des effets calorifiqueset chimiques. Ayant interrompu leur circuit, ils n’aper-çurent d’abord aucune trace d’électricité de tension auxdeux extrémités séparées de cette pile thermo-électrique;les ayant réunies par un fil de métal très-fin, ils ne purentréussir à déterminer dans ce fil la moindre élévation detempérature ; ils ne purent non plus parvenir à obteniraucune décomposition chimique , en se servant , pourcompléter le circuit , d’une solution conductrice.
Il paraîtrait donc, d’après leurs recherches, que lescourans thermo-électriques ne peuvent avoir d’autre effetque d’exercer une action sur l’aiguille aimantée. Cepen-dant nous devons ajouter que très-dernièrement, en i833,M. Botto, de Turin , est parvenu à décomposer l’eau et lessolutions salines et acides, au moyen des courans thermo-électriques, en se servant, pour produire ces courans, d’élé-mens métalliques formés, non par une suite de barreaux,mais par un très-grand nombre de fils de platine et de ferplacés alternativement les uns à la suite des autres (i).Il paraîtrait par là que tout ce qui diminue la conducti-bilité propre de la pile thermo-électrique, sans cependantdétruire son effet, la rend plus capable d’agir sur les con-ducteurs imparfaits, tels que les conducteurs humides.Au reste , déjà avant M. Botto, M. Becquerel, ainsi quenous le verrons plus loin , avait remarqué que les cou-rans thermo-électriques peuvent produire certains eiïetschimiques, mais il n’avait pas réussi à décomposer l’eaupar leur moyen.
( 1 ) Bill. Vniv. T. LI, p. 337.