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PHYSIQUE.
attachant l’une à l’autre les deux extrémités du fd métal-li( I ue du galvanomètre et en appliquant la chaleur à unepetite distance du point d’attache ; s’il chauffait le pointd’attache lui-même, il n’y avait aucun effet, et suivant qu’ilréchauffait le métal d’un côté ou de l’autre de ce point,le courant développé était dirigé dans un sens ou dansun autre. Il essaya de fixer à la suite les uns des autresplusieurs fils de platine, et de les chauffer alternative-ment, de manière qu’il y en eût toujours un froid entredeux chauds, et il réussit à produire un courant électri-que au moyen de cette combinaison qui était une petitepile thermo-électrique formée avec un seul métal.
Dans un second mémoire (i) M. Becquerel, étudiantsur plusieurs combinaisons métalliques, les effets de latempérature, trouva qu’entre certaines limites assez éloi-gnées , l’intensité du courant thermo-électrique était pro-portionnelle à l’élévation de la température , et qu’onpouvait avoir de cette manière, dans le galvanomètre,un instrument propre à mesurer les hautes températures.Comparant ensuite entr’eux les divers métaux, sous lerapport du sens et de l’intensité du courant thermo-électrique auquel chacun d’eux donne naissance danssa combinaison avec les autres, il fut conduit à les pla-cer dans un ordre qui n’a aucun rapport avec celui danslequel on peut les placer en les classant d’après leur na-ture électrique, telle qu’elle résulte des phénomènes chi-miques et du développement de l’électricité par contact.Après le bismuth , qui, comme le plus négatif, se trou-
(i) Annales de Chimie et de Phy sique , T. XXXI, ]>. ?>71.