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la corne, etc. (i). Presque tous les métaux, et surtoutles moins oxidables, acquièrent dans ce frottement l’é-lectricité négative ; un petit nombre d’entr’eux prennentquelquefois la positive, quelquefois la négative; enfin ilen est deux, le bismuth et le plomb, qui sont toujourspositifs. Les signes électriques sont si prononcés qu’onpeut facilement les percevoir avec les électroscopes ordi-naires , sans même qu’il soit nécessaire de recourir auxcondensateurs. Ce qu’il y a de plus singulier dans cesphénomènes , c’est de voir des métaux , comme l’anti-moine et le bismuth , acquérir, par l’effet du frottementd’un conducteur imparfait, chacun une électricité con-traire à celle qu’ils développent quand , frottés l’uncontre l’autre, ils donnent naissance à un courant élec-trique dans lequel le premier est positif et le second né-gatif. Il paraîtrait que la légère couche d’oxide qui re-couvre ordinairement très-vite, en la ternissant, la surfacerécemment polie des métaux oxidables, influe sur la na-ture du principe électrique dont ces métaux se chargentpar l’effet du frottement de corps tels que le bois , lesdoigts ou l’ivoire. La surface de ces corps détache lacouche oxidée , si elle est très-mince ; elle s’en couvreelle-même , et alors le frottement a lieu entre le métalet son oxide , cas dans lequel le premier est positif etle second négatif, tandis que, si le corps frotte directe-ment le métal, celui-ci est négatif, et c’est ce qui a lou-