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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ.
jours lieu quand il n’y a point de couche d’oxide ou quecelle-ci est adhérente à la surface métallique.
C’est ici que je dois naturellement parler d’un mode dedéveloppement de l’électricité, qui a encore été découvertpar M. Becquerel ; c’est celui qui a lieu dans les ac-tions capillaires (r). L’ingénieux physicien français estparvenu à le rendre sensible , en fixant à l’une des ex-trémités du fil d’un galvanomètre une cuiller ou capsulede platine remplie d’un acide, et à l’autre un morceaude platine spongieux, ou de charbon, qu’il plongeait dansl’acide. Aussitôt que l’immersion avait lieu , il se dévelop-pait un courant électrique, qui durait jusqu’à ce que lasubstance poreuse se fut entièrement imprégnée du liquidedanslequel onl’avait plongée, mais qui cessait alors; preuveque c’était bien à l’action capillaire qu’il était du, ainsique le démontraient d’ailleurs toutes les circonstances del’expérience. Les effets électriques qui ont lieu danscette action, sont-ils dus au frottement du liquide contreles parties solides, ou sont-ils seulement un phénomènequi accompagne celui des attractions à petites distances?C’est ce qu’il est impossible de décider dans l’état actuelde la science. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, ilsdépendent des mêmes causes générales qui les détermi-nent dans le frottement et dans la pression, c’est-à-dired’une action mécanique moléculaire ; c’est pourquoi ilnous a paru qu’ils devaient historiquement trouver leurplace ici.
1 ) Ann. de Ch. et de l'h. T, X-X1V , p. 'i.'i i.