DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 5lthousiasme qui condamnoit ses auditeurs à unestupide admiration ; mais il s’en faut que cettedoctrine porte toujours l’empreinte qui dis-tingue la vérité.
C’est dans les nombres que Pythagore croittrouver l’explication des principes de tous lesêtres : il nomme un, ou Xunité, le premier prin-cipe qui produit l’égalité , l’identité et la sta-bilité de l’univers. Le nombre deux est consa-cré à désigner l’inégalité , la divisibilité et leschangemens continuels de la matière ; car telleest, suivant Pythagore , la nature du nombredeux, qu’il sépare et qu’il divise (i).
La matière se compose de molécules qui nediffèrent que par la forme ; et cette différencesuffit pour engendrer les élémens.
La chaleur est le principe de la vie : unegoutte du cerveau, imbibée d’une vapeurchaude, suffit à la formation de l’homme en-tier. En se répandant, la goutte compose lesos, les nerfs, les chairs , et la vapeur chaudedonne naissance au sentiment.
Pythagore , accoutumé à voiler ses opinionssous un langage énigmatique, entendoit pro-