DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 4 qVaut les lieux qu’il a à traverser dans sa course ,soit au-dessus, soit au-dessous de l’horizon.
Epicure regarde les comètes comme un feuque l’air alimente momentane'ment dans l’es-pace.
Le choc ou le frottement réciproque des nuesfait naître les éclairs. Le tonnerre a pour causeles vents qui se roulent avec fracas dans la ca-vité des nuages ; et les vents emprisonnés bri-sant la nue par un feu qui se précipite sur laterre, donnent naissance à la foudre.
Suivant Gallien (i), Epicure fait dépendrala vertu attractive de l’aimant de,l’accroehementdes atomes émanés de l’aimant avec ceux quiémanent du fer. Lucrèce (2), son disciple, nefait mention que de l’impulsion de l’air ; il est.probable qu’Epicure combinoit l’impulsion del’air avec l’accrochement des atomes pour ex-pliquer ce phénomène.
Epicure ne donnoit ces diverses explica-tions que comme des conjectures ; mais ce qu’ilcroyoit fermement , c’est qu’il s’échappe sanscesse des corps une infinité d’images qui en
(1) De Natural. Facult., lib, 1, cap. 14.
(2) Lucre ., lib. 6.
Tome I.
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