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Tome premier.
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CES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 7*>que l’effet qui l’accompagne ; celui d’élever lesastres, et conséquemment de les rendre visibles,lors même qu’ils sont cachés sous l’horizon.

Pythagore croyoit que la distance du soleil àla terre étoit seulement trois fois plus grandeque celle de la lune. Aristarque fit voir quecette distance du soleil surpassoit dix-huit foisau moins celle du satellite de la terre. Cléomèdeva plus loin; il établit que la grandeur de laterre n’a aucun rapport avec celle du soleil. Vuede l’immense distance où se trouve cet astre,la terre, dit ce philosophe (i), ne nous paroî-troit que comme un point; et s’il étoit possiblede nous transporter jusqu’à la région des étoiles,la terre supposée aussi éblouissante que le so-leil, échapperoit entièrement à l’activité de nosregards. Ici je ne puis m’empêcher de recon-noitre la marche lente, mais progressive del’esprit humain. Les distances et les grandeursdes astres lui paroissent d’abord renfermées dansdes limites très-étroites. Peu à peu, par desadditions successives , le monde s’agrandit àses yeux; mais il n’acquiert la grandeur majes-

(0 Cleomedis Meteor., cap. 11 .