DÈS PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. l4ltous les corps terrestres, Copernic se vit dansle cas du pilote emporté par le vaisseau. Lesastres, dispersés dans l’immensité de l’espace,furent à son égard ce que les montagnes et lesplaines sont par rapport au navigateur; et lesmêmes motifs qui portent celui-ci à croirequ’il se meut réellement, lui attestèrent la réa-lité du mouvement de rotation de la terre.
Il s’agissoit d’expliquer la différence des sai-sons, l’inégalité des jours et des nuits; et Coper-nic eut l’idée heureuse d’en chercher la raisondans le parallélisme de l’axede la terre, combinéavec son inclinaison au plan de l’écliptique (i).Pendant le cours d’une révolution, cet axereste constamment parallèle à lui - même ; et àcause de la distance infinie des points du ciel,rendus sensibles par des étoiles, il est toujoursdirigé vers un de ces mêmes points. De là vientque la terre, parcourant l’écliptique, présentealternativement l’un des pôles de son axe derotation vers le centre de notre sphère, oùhabite le soleil, source intarissable de chaleuret de lumière (2). Enfin Copernic supposa que
( 1 ) Voyez la note 38 du premier livre.
( 2 ) Voyez la note 3g du premier livre.