DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 71fécondent les germes des plus brillantes de'-*couvertes.
Les fontainiers du grand-duc de Florence firent l’essai d’une construction de pompes as-pirantes avec des tuyaux dont la hauteur excé-doit trente-deux pieds. L’événement ne justifiapoint leur attente. L’eau refusa de s’éleverau-delà du terme accoutumé. Ils regardèrentce phénomène comme un caprice de la na-ture ; ils en demandèrent l’explication à Gali-lée , et celui-ci leur répondit que la force de lanature pour s’opposer à l’existence du vide,avoit une limite déterminée par le poids d’unecolonne d’eau de trente-deux pieds de hauteur,
S III.
Torricelli (1), disciple de Galilée, méditant Torricelli .sur ce phénomène, soupçonna que l’eau s’éle-voit dans les pompes aspirantes, par la pressionde l’air extérieur; et voici le raisonnement qui