82 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
dont l’une est centuple de l’autre ; on adapteà chacune un piston qui la remplit exacte-ment ; on charge le piston comme un d’unpoids comme un ; le piston comme cent d’unpoids comme cent : les poids et les pistons sonten équilibre. Ce phénomène, dit Pascal, nepeut exciter la surprise; car si l’un de ces pis-tons pèse cent fois plus que l’autre, il touchecent fois plus de molécules d’eau ; chacune estégalement pressée, et conséquemment toutesdoivent être en repos. Il en sera de même siun vaisseau plein d’eau a deux ouvertures àchacune desquelles on adapte un tuyau, etqu’on verse de l’eau dans l’un et dans l’autre àla même hauteur. Les colonnes liquides ayantmême hauteur, sont dans le rapport de leursgrosseurs, c’est-à-dire de leurs ouvertures. Cesdëüx colonnes sont véritablement deux pistonspesans à proportion des ouvertures ; ce qui faitnaître l’équilibre.
De là vient, dit Pascal, que l’eau s’élèveà la hauteur de sa source ; de là vient que, si onverse un liquide quelconque dans un tuyau quicommunique avec un autre à la faveur d’une