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DES PROGRES DE LA PHYSIQUE. 2 J
spécifique de l’air commun à celle de l’air fixequi lui en fournit le moyen. Dans l’acte de lacombustion, comme dans celui de la respira-tion, la partie respirable de l’air commun seconvertit en air fixe. Une grande quantité dechaleur latente recouvre sa liberté et donnenaissance aux phénomènes qui accompagnent lacombustion.
§ VIII.
Indépendamment de la chaleur libre et de lachaleur latente, il existe une autre sorte dechaleur dont la connoissancen’étoit point étran-gère aux académiciens de Florence (i) , maisqu’il étoit réservé à l’illustre Scheele de décrireavec toutes les propriétés qui la distinguent.Je veux parler de cette chaleur appelée rayon--nante , parce qu’elle s’échappe sous forme derayons invisibles, de tout corps embrasé ouseulement échauffé.
Pour mieux connoître les lois de son action,Scheele choisit une des circonstances les plusfavorables au succès de l’entreprise (à) ; celle
(1) V r >yez le chap. 8 du livre 2 de cette Histoire , tom. 2,page 127.
(2) Scheele , Traité de l’air et du feu, traduction franc. ,page n 8 et suiv.