DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 95
qui le précédé immédiatement dans la chaîneimmense de ceux dont la science se compose ;et il est visible que l’expérience seule peut con-duire à cette connoissance.
Lorsqu’on galvanise de l’eau, non-seulementses principes élémentaires se séparent, maisencore ceux des substances qu’elle tient endissolution ; de manière que les corps inflam-mables, les alcalis et les terres passent au pôlenégatif, tandis que l’oxigène, les acides et lesoxides se portent au pôle positif. MM. Berzelius et Hysinger annoncèrent les premiers cetteimportante vérité, et presqu’en même tempsM. Davy observa qu’il n’est point possible,même à l’aide de la distillation, de dépouillerentièrement l’eau des substances salines qu’ellerenferme; il fit plus, il démontra par des ex-périences délicates, le transport des élémensd’une combinaison à une distance assez con-sidérable, au travers des substances environ-nantes , sous une forme qui échappe entière-ment à l’activité de nos organes.
Ces faits s’enchaînent visiblement les uns auxautres, ils s’éclairent mutuellement ; mais laclarté qu’ils réfléchissent ne s’étend point surtoutes les circonstances qui les accompagnent.On ne voit pas pourquoi l’oxigène et les acides